Lundi 22 octobre 2007
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15:04
Après une nuit sans dormir, j'ai réussis à atteindre certaines conclusions jusqu'alors hypothétiques:
C'est en mangeant qu'on mange.
C'est en dansant qu'on danse.
C'est en chantant mal qu'on chante mal.
C'est en regardant la messe le dimanche matin à la tv qu'on devient censé.
Vendredi, il s'est passé quelque chose dans ma vie. Quelque chose de spécial qui ne devrait arriver qu'une seule fois par an.
Qu'est ce donc? Ce n'est pas une éclipse solaire ni un éclair de lucidité loin de là.
Ce vendredi, c'était la convention régionale de mon boulot. La convention régionale réunie tous les collaborateurs de mon cabinet (secrétaire, assistant, comptable, expert, administratif,
juridique...) avec l'obligation d'y participer toute la journée de 8h à 23h. Bien évidemment comme dans tous ces types de rendez-vous, la picole y est légerement abondante. Comme vous me connaissez
si bien, j'ai fait respecter ma devise:
à l'alcool, je ne m'y colle.
Outre tout cela, c'est une journée qui nous permet de tous ce retrouver. on nous baratine de chiffre (10% de
croissance interne, avec la croissance externe on est passé de 130M à 200M d'€) et d'objectifs: on veut être les premiers devant ces cons de Fid' et Streg' (censure oblige je ne veux pas de
problème moi...).
On a surtout droit, des fois, à des comiques de classe internationale. Cette année, un imitateur très renommé, malgré les passages en play-back, puisqu'il est passé chez Laurent Boyer,
Laurent Chandemerle. C'était ma fois plutot marrant et en décalage complet avec ce qu'on avait pu entendre avant puisqu'il nous a fait un merveilleux passage sur
la reine des "travailleurs, travailleuses".
Pourquoi décalage? Et bien, lors de cette convention, mon esprit d'égaré communiste fan d'Olivier Besancenot s'est heurté a un esprit arrété fan de Nicolas Sarkozy: le président de MEDEF Anjou.
Ce n'était pas la première fois que je le croisais bien évidemment. La première fois que je l'eusse croisé, ce fût il y'a 7 mois en compagnie de la confrérie des Sacs à vin. Cette fois là, il avait
exprimé avec des problèmes d'élocutions éloquentes son admiration sans faille pour l'ex futur président de la république mais surtout ex et actuel président de l'UMP. Comme tout bon admirateur, il
m'avait choqué de part son utilisation de certains arguments qui me semblaient quelques peu familiers. Elles me rappelaient en effet ce petit blondinet qui officie sur france 2 et qui fut enfermé
il y'a quelques années dans un hopital psychiatrique. Je me suis alors dis qu'ils devaient être frêre mais qu'ils ne le savaient pas encore. Une aubaine qu'ils ne soient pas étrangers sinon on
aurait pu le leur signaler... bon stop je divague.
Ce vendredi donc on le retrouva toujours avec son "parler primaire" et nous sortis en l'espace d'une minute de discours foireux la plus grosse idiotie de la journée. Pire que moi lorsque je parla
de globes terrestres à une fille aux gros nibards. Il s'attaqua en effet aux problèmes fiscaux: pourquoi délocalise-t-on? Parce qu'on paie trop dimpôts en France! C'est tout à fait évident. Mon
esprit rationel ne peut pas bannir une telle idée vu que Johnny l'avait fait (PS: il est revenu aujourd'hui). Mais là, pour mieux marquer les gens, rien de tel que de s'attaquer à quelque chose
d'important et pas forcément de tendance libérale: en l'occurence les écolos de Greenpeace. Et oui mes amis, Greenpeace, l'association, a son siege social aux iles Caïmans pour ne pas payer
d'impôt en France. C'est tout de même bien légitime.
Sauf que Greenpeace n'a pas son siege social aux iles Caïmans mais en Europe: aux Pays-Bas. Le plus grave, c'est que le problème n'est pas là. Oui, il y en a marre de ces associations. Parce que
comme en France, comme aux iles Caïmans, comme aux Pays-Bas, comme dans tout le monde entier, les associations ne paient pas d'impôts.
Alors nous pouvons crier haut et fort:
Non non non, aux associations!
Tout cela me rappela cette merveilleuse théorie du créationnisme. Chose qui remis en eveil mon rationalisme. Je me suis dis que le fait qu'on soit là, tel qu'on le soit, avec la tête et les pieds
et tout ce qui va avec, ne pouvait être le fruit d'une simple évolution. Il fallait forcément quelqu'un au dessus de nous pour nous créer. Qui donc alors? Dieu. J'arreta de réfléchir par peur de
choc émotionel et oublia même de me poser cette nouvelle question existentielle: qui a créé Dieu, cette personne aussi parfaite?
Je me suis mis à crier haut et fort:
Non non non, à l'évolution!
J'adore.